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06.06.2008
Dame musique en son pays perché...
Ludovic Liberge nous conte l’épopée des « Musicales ».
Le mot « musique » s’accorde facilement au mot « festival ». Quand au « Pays perché », l’astuce est transparente : il s’agit de la région du Perche. Dès lors, la traduction est facile : les « Musicales » sont un festival en Pays percheron. Nous avons demandé à Ludovic Lliberge de nous en conter brièvement l’histoire.

- F.G. : Quel âge ont les « Musicales » ?
- L.L. : 23 ans. Elles sont nées en 1981 sous un autre nom : « juin musical » (les concerts, en effet, étaient limités à ce mois). Puis il y eut une interruption de quelques années avant une reprise sous le nom actuel de « Musicales ».
- F.G. : Elles n’ont plus lieu en juin ?
- L.L. : Elles se déroulent cette année du 28 juin au 13 juillet.
- F.G. : Qui est à l’origine de ce festival ?
- L.L. : Jacques Brault. C’était un facteur de clavecin originaire de la Mesnière, dans le Perche. Il a réuni ses amis, organisé quelques concerts. Leur amour commun de la musique a fait le reste : le festival était né.
- F.G. : Jacques Brault y a consacré sa vie…
- L.L. : Au sens fort du terme, oui. Il était à la fois le programmateur, l’organisateur, l’administrateur. En 1997, il a cherché de l’aide et m’a confié la charge administrative. Il est décédé peu après. Un de ses amis a pris les rênes durant deux ou trois ans. Maintenant, c’est mon tour.
- F.G. : Quel répertoire servez-vous en priorité ?
- L.L. : Jacques Brault, de par son métier, fréquentait les clavecinistes, et, de façon générale, les « baroqueux ». Mais il aimait aussi le piano et le répertoire du XIXème siècle. Le festival a reflété cette préférence pour la musique baroque, mais sans exclusive.
- F.G. : Aujourd’hui, quel bilan pouvez-vous dresser en termes de qualité ?
- L.L. : Tous les jeunes musiciens sollicités à l’époque ont, depuis, fait une carrière internationale. Je cite pour mémoire William Christie et les Arts florissants ; Dominique Visse et l’Ensemble Clément Jannequin… Jacques Brault était un « dénicheur de talents ».
- F.G. : Et quel bilan faites-vous en termes d’audience ?
- L.L. : Le public, réduit au départ, s’est considérablement élargi. Les premières années, nous intervenions dans des granges de manoirs. Celles-ci sont maintenant trop petites et nous utilisons les églises. Au cours des musicales 2007, nous avons enregistré 2800 entrées.
Choquons nos verres – de cidre évidemment – à la santé des Musicales !
Francine Guiberteau
11:08 Publié dans Musique & Foi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les musicales du Perche



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