25.12.2007

Meilleurs voeux 2008

43b602112bbc8dfc331039bef9a67c54.gifL’Espérance, les yeux levés vers le ciel ! Non pour craindre des fatalités menaçantes, ou simplement attendre les fruits du hasard, mais pour espérer vraiment : c’est-à-dire préparer, s’engager pour demain, en sachant prendre le temps de la patience, et même dépasser celui des échecs. Que tout au long des étapes de cette année, notre vie soit tendue par cette espérance-là, enracinée dans l’événement de Noël, la parole venue parmi nous, et ouverte avec confiance à nos prochains et à l’avenir.

23.12.2007

Cher lecteur : ces lignes sont pour toi !

b932d93b96752ede52cc0088e3540b81.jpgNous te disons : Dieu est tendresse. Il est là et c'est un enfant. «Dieu sauve»: c'est son nom « Jésus. »
Dieu me rencontre au travers du regard d'un enfant : ce mystère l'emporte sur la certitude.
Nous pouvons, au rythme de nos histoires, croiser ce regard ou chercher d'autres signes d'une Présence.
Un enfant ne s'impose pas, il n'exerce pas de contrainte.
«Il n'y a pas dans cette religion une vérité et des ténèbres, un livre et l'ignorance, des consentants et des rebelles» ;
Il n'y a pas de ces évidences qui obligent à croire, il y a le simple chemin de l'homme à la recherche d'un visage, d'une Présence.
A Noël, le chemin de Dieu à la recherche de l'homme et l'homme à la recherche de Dieu ne sont qu'un:
« Il vous est né aujourd'hui un sauveur, qui est le Christ Seigneur. Et voici pour vous le signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche. » (Luc 2, 12)
Nos meilleurs voeux !
David Gonzalez, Antoine Reymond

12.12.2007

S'encourager mutuellement, c'est important dans la vie

5a273381d00aaf2bb8ba4df419a25ffe.jpgUne souris observait à travers la fente d’un mur, le fermier et sa femme ouvrir un colis :
Quelle est donc la nourriture que ce colis cache se demandait la souris ? Quel ne fut pas son choc que de découvrir qu’il s’agissait d’une trappe à souris ! Elle se hâta donc à la grange pour proclamer le sévère avertissement : “Il y a une trappe à souris dans la maison. Il y a une trappe à souris dans la maison” !
Le poulet cacassa et se gratta le dos et, levant le cou, il répondit : “Monsieur Souris, je comprend que cela est un problème pour vous, mais cela n’a aucune conséquence pour moi. Cela ne me dérange pas”.
La Souris se tourna donc vers le cochon et lui dit : “Il y a une trappe à souris dans la maison. Il y a une trappe à souris dans la maison” ! Le cochon se montra sympathique mais répondit : « Je suis très peiné Monsieur Souris, mais je ne peux rien faire si ce n’est que de prier, mais soyez assuré de mes prières »
La Souris se tourna alors vers la vache et lui lança son cri d’alarme : « Il y a une trappe à souris dans la maison Il y a une trappe à souris dans la maison » ! Et la vache de répondre « Eh bien ! Monsieur Souris, je suis peiné pour vous, mais cela ne me fait pas un pli sur le ventre! »
C’est ainsi que Monsieur Souris s’en retourna à la maison, la tête basse et découragée d’avoir à affronter seule la trappe à souris du fermier. Dans la nuit qui suivit, un bruit étrange fut entendu dans la maison, un bruit qui ressemblait à celui d’une trappe à souris qui avait saisi sa proie. La femme du fermier se précipita pour voir ce qui avait été attrapé, mais dans la noirceur, elle ne vit pas que la queue d’un serpent vénéneux avait été happée par la trappe à souris. Affolé, le serpent mordit la femme du fermier qui s’empressa de la conduire à l’hôpital, mais hélas, elle revint à la maison avec une forte fièvre.
Et tout le monde sait bien qu’il faut soigner une forte fièvre avec une soupe au poulet. Et le fermier sortit donc sa machette pour apporter le principal ingrédient pour la soupe.
Malgré ça, la maladie de la femme du fermier empirait à ce point que tous les amis et les voisins vinrent veiller 24 heures sur 24 à son chevet. Et pour les nourrir, le fermier fit boucherie avec le cochon. Malheureusement, la femme du fermier ne prit pas de mieux et elle finit par mourir.
C’est ainsi que beaucoup de gens vinrent à ses funérailles et le fermier fit abattre la vache pour servir assez de viande à tout ce monde.
Monsieur Souris surveillait tout ce va-et-vient par la fente du mur en ressentant une grande tristesse.
Moralité : Ainsi donc, la prochaine fois que vous entendrez dire qu’une de vos connaissances est aux prises avec un problème qui ne vous concerne pas, souvenez-vous que lorsqu’un des nôtres est menacé, nous sommes tous en danger. Nous sommes tous impliqués dans ce voyage qu’on appelle la vie. Ayons l’oeil ouvert sur nos proches et faisons un effort pour s’encourager mutuellement. Souvenez-vous que chacun de nous constitue un fil important dans la toile d’une autre personne car nos vies sont tissées dans la toile des autres.
Bébey Vidal

08.12.2007

Noël en Liberté

3a3b7a7f55e1e2ebe2cab95b536fb412.jpgJe reçois dans ma foi protestante le cadeau de la libération
et une vie de liberté s'ouvre devant moi.
Je peux aller où je veux et quand je veux.
Je reçois la liberté de conscience, de croire, de penser, de m'exprimer, de chercher et même de me tromper et de le reconnaître.
Dieu est miséricordieux, et il pardonne.
Je suis libre, je suis moi, je n'appartiens à personne
et ne suis dépendant-e ni esclave de rien.
Dieu est là, mystérieux, invisible, qui me comble par sa présence.
Je peux l'aimer en toute confiance et accueillir la vie de lui et de son amour.
Je reçois dans la foi la liberté d'espérer, de me laisser guider,
de devenir moi-même adulte
et de me tenir debout devant mon Créateur
qui me tient dans ses mains de Père
et qui m'adopte comme son enfant désiré-e et aimé-e.
Je suis par l'amour et la grâce de Dieu, libéré-e du poids de ma colère,
de mes souffrances, de mes larmes et de mes peines.
Libéré-e, je peux m'ouvrir aux autres, découvrir et vivre avec eux la liberté chrétienne, qui est de servir librement Dieu et mes frères et soeurs humains.
(Eglise réformée de Sion) Sélection de textes proposés par Jean Guérin.doc

03.10.2007

Paroles en vrac sur l'importance de l'accueil

252780febd7bf9c65afa8b667af33fbc.jpgAccueillezvous les uns les autres comme le Christ vous a accueillis…” Épître aux Romains 1,7.
Il me semble que l’accueil c’est le coeur même de notre foi. La foi elle-même est un accueil. Croire, c’est accueillir ! Et d’abord sûrement être accueilli ! Tout se joue finalement dans notre capacité à accueillir l’autre. Dans notre disponibilité, dans cette espérance que portent toutes rencontres nouvelles, de faire place à l’autre. De le reconnaître.
Dans nos vies communautaires l’accueil est le premier acte concret et vital de fraternité. Toute notre Église se tient au seuil prête à recevoir. Accueillir ce n’est pas faire entrer, mais c’est d’abord sortir vers. Cette sortie est difficile, parce qu’elle nous expose, elle nous oblige à quitter nos sécurités, nos certitudes, nos chaleureuses vies
ensemble, pour se risquer dans la nouveauté. Nous n’osons pas quitter nos habitudes de cultes, notre langage si compliqué, nos théologies déjà prêtes… et l’autre alors ne comprend pas !
Débat dans notre Église entre identité et ouverture. Mais on n’accueille bien que si on se connaît bien soi-même et on se connaît bien soi-même que si l’on sait accueillir… l’identité est dans l’ouverture. S’ouvrir aux autres, c'est
le coeur de notre identité de témoins du Christ.
Le Roi reste à l’intérieur sur son trône pauvre de ses certitudes et le mendiant d’espérance se tient à la porte, riche déjà des rencontres à venir.
Accueillir ce n’est pas d’abord intégrer, c’est se laisser bouleverser par l’autre.
L’accueil n’est pas l’affaire d’un instant à la porte, mais c’est un chemin qui s’ouvre. Faire route avec celui que l’on rencontre, prendre le temps de se connaître, de “naître ensemble”. L’Église se perd dans l’instant, dans l’émotion, elle se retrouve dans la fidélité, dans le compagnonnage, dans la visite… c’est si difficile, je sais bien, à mettre en oeuvre !
Accueillir c’est aussi notre actualité, dans ce temps où renaissent des réflexes identitaires devant la terre soudain offerte, ouverte… à la suite du Christ nous pouvons être témoins d’accueil en rappelant sans cesse le précieux de
l’humain.